Vaccin anti-Covid sous forme de comprimé

Un vaccin oral anti-Covid sous forme de comprimé, « plus facile à conserver et résistant même aux futurs variants », est annoncé pour le début de ce mois d’août, rapporte l’AFP, citant Nadav Kidrom, le responsable du laboratoire pharmeceutique israélien Oramed qui travaille à son élaboration.

Un laboratoire pharmaceutique israélien travaillant sur l’élaboration d’un vaccin contre le Covid-19 sous forme de comprimé devrait lancer son premier essai clinique au début du mois d’août 2021, a révélé le responsable Nadav Kidron à l’AFP.

À travers sa filiale ORAVAX, le laboratoire pharmaceutique Oramed doit lancer son premier essai clinique du vaccin anti-Covid par voie orale. La population mondiale ayant déjà été vacciné contre la pandémie, coronavirus étant seulement de 15 %, la lutte contre le Covid-19 est loin d’être gagné, a déclaré  Nadav Kidron.

Moins exigeant que les autres vaccins, les gélules nécessitent une logistique de campagne vaccinale moins stricte. La réalisation d’un tel projet profiterait au pays en développement, facilitant ainsi la maintenance des pilules consommable à température ambiante. D’un autre côté, les pays développés auraient trouvé un moyen efficace pour vacciner les personnes qui craignent les piqûres, renchérit le responsable du laboratoire pharmaceutique Oramed.

Prenant en compte la mutation du virus, trois protéines sont utilisées dans l’élaboration de cette pilule : « La protéine “Spike”, la protéine d’enveloppe et la protéine membranaire ». Cela promet des résultats plus satisfaisants que certains vaccins autorisés qui en ont utilisé seulement Spike, une imitation des structures-clés du pathogène. Selon Nadav Kidron, le vaccin d’Oravax pourrait être résistant même aux futurs variants. « Si un variant arrive à contourner la première ligne de défense, il y en aura une deuxième puis une troisième », se réjouit-il.  

«Pour que le vaccin marche vraiment bien, il faut que le plus de gens possible le prennent», a déclaré Nadav Kidron qui vise d’abord les pays en développement qui peinent à mener à bien une campagne de vaccination ou même à la lancer. Espérant qu’un aboutissement positif apporterait de l’espoir pour des avancées médicales futures.  « Imaginez! Le vaccin contre la grippe vient à vous par la poste, vous le prenez et c’est fini ! », se félicite-t-il.

Toutefois, Alain Fischer, professeur d’immunologie et président du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale déconseille « d’attendre une autre forme de vaccin qu’on pourrait prendre par la bouche ou par instillation nasale » mettant en relief le facteur temps de développement qui serait de « trop ».

« Les piqûres des vaccins, elles sont peu profondes, elles ne sont pas douloureuses, c’est absolument rien du tout. Un vaccin sous forme de comprimé ou éventuellement d’instillation nasale pourquoi pas, mais dans tous les cas ce ne sera pas à court terme », soutient Alain Fischer.

« Il n’y aura pas de vaccin d’un autre type que ceux dont nous disposons aujourd’hui et qui sont tout à fait remarquables. Formidable avancée de la recherche scientifique, qui permet d’avoir ces vaccins très efficaces aujourd’hui », a-t-il renchéri.  

Le spécialiste rassure les personnes réticentes à se faire vacciner sur les effets secondaires qui, selon lui, peuvent être  contrôlés. « Il n’y a pas d’effets indésirables sur le moyen ou long terme. Lorsqu’il y a des évènements indésirables, ça survient très vite, soit dans les quelques minutes, les heures ou les jours qui suivent la vaccination, maximum deux trois semaines, pas au-delà, ça n’a jamais été observé », précise-t-il.

Plusieurs milliers de capsules ont déjà été fabriquées pour lancer l’essai de ce nouveau vaccin oraal. Ayant reçu l’aval du centre médical Sourasky de Tel Aviv pour commencer les tests cliniques sur l’être humain, 24 volontaires auront à prendre une pilule qui devrait les immuniser contre le Coronavirus. La moitie recevra une seule dose et l’autre moitié en recevra deux, a rapporté le Jérusalem Post. Des essais qui devront durer environ un mois et demi. Avec un groupe de volontaires plus important, une troisième phase suivra. Les deux premières phases serviront à « mesurer le niveau d’anticorps contre le Coronavirus produits par les patients et tester l’innocuité du vaccin ».

Esther LARRIEUX

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