Ouverture-76e Assemblée générale de l’ONU : Antonio Guterres alerte sur les défis mondiaux et appelle à des actions urgentes

Ce mardi 21 septembre marque l’ouverture de la 76ème Assemblée générale des Nations-unies qui se tient à New-York du 21 au 27 septembre autour du thème : « Miser sur l’espoir pour renforcer la résilience afin de se relever du Covid-19, reconstruire durablement, répondre aux besoins de la planète, respecter les droits des personnes et revitaliser l’Organisation des Nations unies ». Dans son allocution, le Secrétaire Général Antonio Guterres tire la sonnette d’alarme sur les défis auxquels le monde fait face et invite à réagir d’urgence sur les obstacles qui font échec à la paix.

Lors du lancement de la 76ème Assemblée Générale des Nations-unies ce mardi 21 septembre, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres appelle à l’intervention d’urgence des pays pour relever les défis du monde. En cinq points, il en a profité pour présenter en détail devant l’Assemblée générale le vaste chantier de l’organisation dont la plupart des objectifs sont attendus à l’horizon de 2030.

M Guterres a énoncé les cinq points en cinq fossés à combler. Il s’agit, entre autres, du fossé de la paix, du fossé climatique, du fossé des inégalités entre pays riches et pays pauvres, du fossé de la parité homme-femme et celui de l’accès à l’internet pour réduire la fracture numérique. À ce dernier point, il envisage de faire en sorte que tout le monde soit connecté d’ici à 2030, faisant remarquer que c’est la vision de son plan d’action de coopération numérique qui est de saisir les promesses du numérique tout en se prémunissant de ses dangers.

Des fossés de la paix et du climatique

D’après le chef des Nations unies, l’insuffisance de l’aide humanitaire auprès des pays en nécessité, les coups d’états récurrents dans certains États, le manque de renforcement de coopération, la course aux armements nucléaires sont, parmi d’autres, les principaux facteurs qui nuisent au maintien de la paix dans le monde.

Quant à la question climatique, M. Guterres sonne l’alarme en attirant l’attention des représentants des pays membres de l’organisation sur les éléments caractérisant l’enjeu du climatique. Alors que l’on attend de voir les émissions des gaz réduire de 45% d’ici à 2030 dans le monde, le secrétaire général avance qu’un récent rapport de l’ONU a « clairement montré que d’ici à la même échéance, les émissions augmenteront de 16% ».

L’enjeu planétaire que représente « la perte de biodiversité, la pollution de l’aire, de l’eau et des espaces naturels ainsi que les catastrophes liées au climat » est, d’après lui, caractéristique de son inquiétude. Il plaide pour une solidarité inter étatique favorable à la transition vers l’économie verte et à la transition écologique caractérisée par l’usage d’autres sources combustibles en lieu et place du charbon.

Des fossés d’inégalités entre pays riches et pays pauvres et celui de la parité homme-femme

L’enjeu que représente le fossé entre les pays riches et les pays pauvres s’explique, selon lui, à partir d’un constat lié à la situation pandémique de Covid-19. Alors que dans certains endroits les vaccins contre le Covid-19 sont disponibles en abondance, dans certains autres, dit-il, les étagères sont vides. Il invite les pays riches, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les industries pharmaceutiques ainsi que les institutions financières internationales comme la FMI à emboiter le pas pour coordonner leurs actions en vue de remédier à cette situation.

Pour ce qui concerne la parité entre homme-femme, Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU exhorte les pays à appliquer la règle de l’équité de genre et d’égalité des femmes sur les questions de pouvoir. Il a appelé les gouvernements, les entreprises et les organisations à prendre des mesures y compris les critères de référence et de quotas pour établir la parité homme-femme à tous les niveaux de la hiérarchie. Il se réjouit, dit-il, de ce que l’ONU a déjà donné l’exemple et n’entend pas s’arrêter.

Selon le secrétaire général, les valeurs comme la paix, les droits humains, la dignité de toutes et tous, l’égalité, la justice et la solidarité poursuivies par l’organisation n’avaient jamais été auparavant aussi menacées. Il appelle à l’unification des nations pour renforcer la gouvernance mondiale, renouveler le contrat social et adapter l’ONU à un nouvel air. Pour cela, il croit que « nous devons respecter le Programme Commun qui est constitué de la Charte des Nations-unies, de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH), du Programme de développement durable à l’horizon de 2030 et de l’Accord de Paris sur le climat ».

Clashisky D. LAROSE

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