Le travail nécessaire à l’épanouissement personnel

Abraham Maslow, psychologue, a créé dans les années 1940, une pyramide des besoins dans laquelle « le besoin de s’accomplir par le travail » est placé en 5ème position après les besoins physiologique, de sécurité, d’appartenance et d’estime. Pour les philosophes et sociologues, la reconnaissance au travail est « une aspiration humaine profonde ».

Alors que le mot « travail » est ancré dans le latin « tripalium » et a pour définition « instrument de torture », il est néanmoins dans la société occidentale en plein 21ème siècle facteur d’acquisition d’une certaine liberté et d’épanouissement.

Le travail, vecteur de bien-être

La plupart des études menées sur les risques psychosociaux rencontrés dans l’exercice d’un métier dénoncent le stress. Cause de mal être et de burn-out , il a un impact négatif sur la santé physique et mentale du professionnel. Le bien- être conduisant à l’épanouissement professionnel est lié à la qualité de vie au travail, il est pris en compte entre autres le climat,  la justice, les relations interpersonnelles entre les chefs hiérarchiques et les collègues.

Au XXème siècle, la préoccupation première résidait dans le fait de gagner sa vie, un siècle plus tard celui qui exerce s’interroge davantage sur son statut social et sa place au sein du travail qui constitue un élément central de sa vie.

Travailler permet certes de subvenir à ses besoins, de s’offrir un certain niveau de vie et une aisance matérielle plus ou moins significative. En outre, contrairement à ce que laisserait penser son origine, le travail n’est pas indissociable du plaisir. Evoluer dans un métier et une atmosphère professionnelle que l’on aime procure une sensation de plénitude. « Travailler est un moyen de vivre de ses passions », c’est aussi l’expression de ses facultés intellectuelles.

Intérêt de l’entreprise à assurer le bien-être de ses employés

Créer un cadre d’évolution favorable au travailleur est un moyen pour l’entreprise de maximiser le rendement de celui-ci, d’augmenter ses profits et aussi de développer la marque employeur.

Un nouveau métier naît du besoin d’apporter bien-être, motivation et sens dans le travail des subalternes, il s’agit du « Happinness Manager ». Des sociétés spécialisées en conseils sur la qualité de vie au travail se développent, on citera « Well  Ideas » qui propose des solutions relatives au bien-être au travail.

Cultiver le bien-être de l’employé est un enjeu de santé. Selon l’OMS, « La santé est un état complet de bien-être physique, mental et social » . Plus fort, plus serein, il est ainsi créé « un cercle vertueux de bien-être » autour du travailleur qui se répercute dans la sphère privée : famille, relations, loisirs.

Teressa PAULO

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