Joe Biden retourne à la libre concurrence dans l’économie américaine

Éloigné de la politique d’Obama dont il était le vice-président, le président américain Joe Biden s’érige en défenseur des travailleurs et entend favoriser une concurrence plus libre dans l’économie américaine, caractérisée depuis deux décennies par la domination des entreprises au détriment des consommateurs.

L’administration de Joe Biden a adopté, par décret présidentiel, des mesures limitant les pratiques anticoncurrentielles dans les domaines où la concurrence est jugée peu existante comme : la santé, les technologies, le transport et l’agriculture.

Le décret visant à limiter ces pratiques en cours, signé par Joe Biden le 9 juillet 2021, cible plus particulièrement les compagnies aériennes, les opticiens et appareils auditifs ainsi que les télécoms entre autres.

Cet acte présidentiel propose 72 mesures qui facilitent aux autorités fédérales un meilleur contrôle et les arment mieux  pour éviter la concentration et permettre aux salariés et aux consommateurs, les principaux concernés, d’en bénéficier.

« C’est une étape décisive afin que l’économie fonctionne pour tout le monde »,  a affirmé le président américain lors de la ratification à la Maison blanche. Biden a rappelé que «  le capitalisme repose sur une simple idée celle d’une concurrence ouverte et juste ». Mais, « le capitalisme sans concurrence ce n’est plus du capitalisme, c’est de l’exploitation », alerte-t-il, tout en condamnant le néolibéralisme économique institué sous le gouvernement de Ronald Reagan, appliqué depuis quarante ans dans le pays. «  Il y’a quarante ans nous avions choisi la mauvaise direction », ajoute-t-il.

La Maison blanche apprend de l’UE

Le président démocrate en votant ce décret veut se rapprocher de l’idéal européen. L’Union européenne à travers sa Commission de lutte anticoncurrentielle n’a pas cessé d’imposer sa politique aux différents états membres afin de préserver une économie ouverte où la libre concurrence est possible au profit du consommateur.

Biden se donne les moyens d’arriver à ses fins

La nomination de Lina Khan à la tête de la Federal Trade Commission (FTC) à seulement 32 ans  démontre la détermination du président américain à aller jusqu’au bout en s’entourant d’une équipe de jeunes qui pourra répondre aux enjeux de la régulation de l’économie face aux géants de la technologie.

Outre la FTC qui œuvra dans la lutte contre les pratiques anticoncurrentielles, la Federal commission of communication (FCC) s’assurera de faire respecter la confidentialité en ligne et restaurer la neutralité du net. Les décisions pourront cependant être contestés devant les tribunaux par les entreprises concernées.

En somme, Joe Biden, avec sa politique inclusive largement appuyée par la taxation des multinationales lui garantit l’approbation de la gauche de son parti et envoie un message fort au populisme de son prédécesseur, Donald Trump.

Marc Igor ALEXANDRE

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